Les Archives.


Ecrire : Hôtel de ville, place Georges Clemenceau, Service des Archives, BP 187, 84106 Orange Cedex

archives@ville-orange.fr

Téléphoner : 04.90.51.38.01.
Faxer : 04.90.51.41.07.
Consulter : Archives municipales, 75 cours Aristide-Briand, 84100 Orange.
Service ouvert du mardi au jeudi de 8 h 30 à 12 h et de 13 h 30 à 17 h ; le vendredi de 8 h 30 à 12 h.
Fermeture annuelle entre Noël et le Premier de l’an
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Historique.

Les archives municipales sont nées du fonctionnement des institutions communales créées au XIIème siècle. C’est la charte de franchise accordée en 1282 par le Prince Bertrand des Baux qui définit à Orange l’organisation municipale de la cité. Comté à l’époque carolingienne, c’est dès le XIIème siècle que la ville devient la capitale d’une Principauté, qui à compter du 14ème siècle, comprend les fiefs de Jonquières, Gigondas, Malijay, Causans, Courthézon, Saint-André des Ramières, Violès, Suzette, Chateauneuf-Redortier, Montmirail et Tulette.
Un temps possession de la famille d’Orange, la Principauté passera successivement dans la famille des Baux, des Chalon puis des Nassau.
Ses relations avec le royaume de France sont mouvementées. Annexions et détachements se succédant au gré des alliances, ce n’est qu’en 1713, que la Principauté est finalement rattachée au Royaume de France.

Les archives de la ville témoignent de ce riche passé depuis le xie siècle (le document le plus ancien concerne la donation par le Comte de Provence d’un terrain situé près de l’Eglise de la vierge Marie, à l’évêque d’Orange).

C’est dès le premier hôtel de ville, acheté en 1389 à un noble Orangeois, rue du Puits Balanson (actuelle rue de l’ancien hôtel de ville) que l’on conserve les archives dans une pièce qui leur est déjà spécialement réservée. Elles y restent jusqu’en 1726.

Conservées de 1726 à 1980 dans l’actuel hôtel de ville place Georges Clemenceau elles sont un temps entreposées dans le théâtre municipal. Enfin, depuis 1980, elles sont installées dans la maison de Salve, demeure bourgeoise du XVIIIème siècle, spécialement aménagée pour la conservation des documents.

Missions.
Les archives communales ont pour mission de collecter, classer, inventorier, conserver, communiquer et valoriser tous les documents relatifs à l’histoire d’Orange (documents produits par l’administration municipale pour les entrées dites par voie ordinaire, mais aussi ceux créés par l’activité des associations, des entreprises ou des particuliers pour ce qui concerne les entrées dites par voie extraordinaire).


La conservation a pour but d’assurer la gestion et la justification des droits des personnes physiques ou morales, publiques ou privées ; elle est l’élément indispensable à la recherche historique. Les frais de conservation des archives constituent une dépense obligatoire pour les communes (art. L 2321-2 du Code général des Collectivités Territoriales).

Les fonds orangeois.


En décembre 2013, ils représentent environ 1300 mètres linéaires, dont une centaine de mètres pour les archives anciennes et 700 mètres environ pour les archives modernes. Près de 50 mètres linéaires enrichissent chaque année le fonds orangeois.



Fonds ancien, documents antérieurs à 1790 : séries AA - II

Entre autres : chartes et lettres patentes sur parchemin relatives aux statuts et libertés de la ville, correspondance des princes et des syndics (du XIIIème au XVIIIème siècles), registres de délibérations du conseil (1355-1789), comptes des trésoriers et pièces justificatives des comptes depuis le XIVème siècle, rôles d’impositions depuis le XVème siècle, cadastres depuis XVIème siècle, registres paroissiaux depuis 1578, délibérations du corps de l’université d’Orange de 1590 à 1782, pièces justificatives des comptes des trésoriers de l’hôpital de 1438 à 1726, documents sur les pestes aux XVIIème et XVIIIème siècles, inventaires des archives de la ville depuis le XVIème siècle.

Fonds moderne, documents postérieurs à 1790 : séries A – S
Entre autres : archives relatives à la période révolutionnaire, délibérations du conseil municipal, recensements de population, listes électorales, recensements militaires, état civil, cadastres, mercuriales, dossiers de construction des bâtiments communaux, fêtes et cérémonies, élections, budgets de la commune, cultes, instruction publique.

Fonds contemporain, production de 1983 à nos jours : série W
En 1983, en raison du volume de production, la Direction des Archives de France propose un nouveau mode de classement : la série W. Les documents sont intégrés dans cette série unique et cotés selon leur ordre d’arrivée aux archives. Il y a aujourd’hui plus de 492 versements contemporains.

Fonds des archives entrées par voie extraordinaire (achat, dépôt, dons, legs et dation) : série Z
Cette série est très intéressante car on y retrouve aussi bien des archives d’associations ou d’entreprises que des papiers de famille, toutes époques confondues. Signalons plus particulièrement les archives professionnelles et privées de la famille Leblanc (banquier orangeois), le fonds Gasparin, le fonds de la SA du canal de Pierrelatte, les programmes des chorégies, ou le fonds Formigé (architecte des Monuments Historiques). Aujourd’hui cette série représente plus de 802 entrées.

Fonds iconographique : séries 1Fi à 4 Fi :

Plans du cadastre napoléonien et plans de ville (1 Fi), plus de 685 affiches (2, 21, 22, 23, 24, 25 Fi), 900 reportages photographiques (3 Fi), plus de 800 cartes postales (4 Fi).


Fonds concernant la presse (essentiellement locale) : séries 1 Per à 208 Per

200 titres figurent dans l’inventaire avec des collections plus ou moins complètes. Signalons L’Album, journal de l’arrondissement d’Orange (1835), La Ruche (1842-1908), Le Petit Marseillais (1884-1940), Le Petit Orangeois (1923-1937), La Provence (1956 à nos jours), Le Méridional (1960-1971), Le Bulletin des Amis d’Orange (depuis 1960), Le Vaucluse Matin (depuis 2005), Le Temps (1912-1933) ou encore L’Illustration (1900-1940).


Séries consacrées à la bibliothèque historique : 1 Bib à 5 Bib
Plus de 830 volumes, brochures, travaux d’étudiants, catalogues d’exposition sont à disposition du public en salle de lecture ainsi que des dossiers historiques, classés par thèmes.

Séries relatives aux microfilms : 1 Mi à 2Mi
A signaler, le fonds des notaires d’Orange (XIVème- XVIème siècles) dont les originaux sont conservés à la Bibliothèque Vaticane.

Les séries relatives aux CD
Les registres paroissiaux et les documents anciens restaurés ont été numérisés.

NB : la consultation des microfilms n'est plus possible actuellement pour des raisons techniques


La conservation.

La transmission de ce patrimoine unique aux générations futures nécessite une vigilance constante.

L’archiviste doit mettre en place une politique de conservation préventive : surveillance de l’environnement (température, humidité, lumière dans les magasins par exemple), repérage des éventuelles attaques biologiques (insectes, moisissures, bactéries), conditionnement et dépoussiérage des documents, manipulation et manutention avec des gestes appropriés.

Avant leur installation dans l’immeuble de Salves, les archives d’Orange ont subi un important dégât des eaux qui a entraîné la contamination du fonds. 45 m3 de documents ont dû être traités à l’oxyde d’éthylène. Le fonds a ensuite été en partie dépoussiéré et conditionné avec des matériaux sans acidité. La ville d’Orange consacre chaque année un budget de fonctionnement pour l’acquisition de ces fournitures spécifiques.

Mais lorsque les documents sont trop endommagés, et donc incommunicables, il est nécessaire de les restaurer. La restauration est effectuée par des restaurateurs professionnels choisis après un marché à procédure adaptée. Ils se doivent de respecter un cahier des charges très strict défini par la Direction des Archives de France. Aujourd’hui, la préconisation est d’intervenir le moins possible sur le document ; l’intervention a pour but de restituer au document son intégrité et sa lisibilité tout en restant réversible, discrète mais visible et respecter les techniques anciennes. Un budget annuel d’environ 25000 € est consacré à la restauration par la ville d’Orange.



Consulter des documents aux archives ?


Toute personne peut consulter les documents d’archives, gratuitement, sur présentation d’une pièce d’identité avec photographie lors de son inscription. La consultation se fait en salle de lecture (10 places disponibles) sous la surveillance d’un agent du service (le prêt à domicile est interdit). Le chercheur doit respecter le règlement intérieur de la salle de lecture qui lui est remis lors de son inscription.
Règlement intérieur. (format .pdf)

Le régime de communication des archives s’appuie sur les articles L 213-1 à L 213-3 du code du patrimoine (modifiés par la loi 2008-696 du 15 juillet 2008).

Les archives publiques sont communicables de plein droit sous réserve des délais spéciaux prévus pour protéger certains intérêts (25, 50, 75, 100 et 120 ans). Des dérogations peuvent être demandées.-

L’obligation de communication des lois des 15 juillet 2008 et 17 juillet 1978 n’entraîne aucun droit à la photocopie dont sont exclus les documents de grand format, les parchemins, les documents précieux et/ou fragiles, les livres et documents reliés, ceux en mauvais état et ceux dont le déposant a émis une réserve. A défaut, ils peuvent être photographiés (sans flash). Pour les documents dont la photocopie est possible, le tarif est de 0,18 € pour un format A4 ; 0,36 € pour un A3 et 2,00 € pour un format A0. Le tarif de 0,18 € s’applique également pour les copies obtenues à partir d’impression de cédérom ou de microfilm.

Dans le cas d’une utilisation de reproduction des documents à des fins commerciales ou des publications autres que scientifiques, le lecteur devra s’acquitter d’un droit d’exploitation fixé à 10 € par document reproduit. Il devra également remettre un exemplaire de sa publication aux services des archives municipales.-

L’utilisation de la reproduction de documents à usage privé ou scientifique est libre. Dans ce cas 3 exemplaires de la publication devront être déposés aux archives municipales.

Cette autorisation de reproduction n’implique pas la cession des droits de propriété intellectuelle et artistique qui peuvent s’attacher aux documents originaux reproduits.


L'animation culturelle.
Le service réalise régulièrement des expositions sur l’histoire d’Orange, ouvertes à tous. Des visites commentées peuvent être assurées sur demande. Les archives municipales d’Orange participent également aux journées du patrimoine (3e week-end de septembre).-

Enfin, à la demande et sur rendez-vous, des ateliers peuvent être spécialement mis en place à destination du public scolaire orangeois (écoles primaires, collèges, lycées). Informations sur demande au 04.90.51.38.69..

Quelques expositions déjà réalisées par le service des archives municipales :

- "De l’Empire au Royaume : la Principauté d’Orange ou l’histoire d’une annexion", 1987.
- "Des cahiers de doléances à la municipalité d’Aymard : Orange 1789-1790", 1989.
- "La cité des Princes à l’aube du Grand siècle : évocation de la ville d’Orange à travers le cadastre de 1616", 1990.
- "Des contrescarpes à la promenade Saint Martin : 3 siècles d’histoire sur le cours Aristide Briand (1700-2000)", 2002.
- "Des signatures et des hommes : sur les traces des personnages illustres à travers les autographes conservés aux archives", 2003.
- "Maux d’archives, remèdes d’avenir : 10 ans de restauration (1994-2004)", 2004.
- "Orange sous le Second Empire", 2008.

- "Du petit théâtre de Monsieur Martin au théâtre Saint-Martin", 2011.

Liens.

- Association des Amis du Musée et des Archives d’Orange.
Fondée en 1963, elle a pour but de participer à la sauvegarde et à l’enrichissement du patrimoine orangeois.
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Les Amis d’Orange : Société d’histoire locale. Publie un bulletin depuis 1960.
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