Retour sur le grand débat

La réunion organisée dans le cadre du grand débat national a réuni près de 300 personnes. Elle était organisée par la Mairie d’Orange à l’espace Daudet, situé avenue Antoine Pinay dans cette même ville.
M. Jacques Bompard, Maire d’Orange, et Mme Marie-France Lorho, député de la 4ème circonscription de Vaucluse, ont animé les débats, en présence des deux conseillers départementaux du canton d’Orange et de nombreux élus municipaux de la ville.

Compte rendu du débat

Le débat a débuté à 19h et s’est terminé à 22h. La réunion a été filmée intégralement et a été diffusée en direct sur le réseau social de la ville.

Chaque participant s’est vu remettre un questionnaire synthétisant l’ensemble des 195 doléances déposées en Mairie du mois de décembre à mi-février. Le questionnaire était composé de cinquante questions réparties à travers cinq grands chapitres : démocratie et citoyenneté ; fiscalité ; organisation des services publics ; immigration ; transition écologique.
Dans le public, vingt-huit intervenants différents ont pris la parole pour participer à ce grand débat.

Trois thématiques principales ressortent du débat : l’organisation de l’Etat (37,5% des doléances) ; le pouvoir d’achat (25%) et l’immigration (18,75%).

Tout d’abord le débat a commencé par une prise de parole consistant à critiquer l’utilisation du mot doléance qui serait employé à tort car il rappellerait un régime passé, celui de la monarchie. Le mot revendication semblerait plus approprié pour caractériser les demandes des gilets jaunes.
C’est alors que plusieurs personnes prennent la parole pour demander une nouvelle organisation des institutions actuelles, afin de limiter le nombre jugé trop abusif d’échelons administratifs. De manière générale, il est remarqué que plus le mandat est éloigné de la réalité du terrain, plus il est inefficace. D’où la saisine des Maires durant cette période de tensions sociales pour essayer de trouver des réponses, même si ces derniers ne sont pas toujours les mieux lotis pour répondre à la défaillance de l’Etat.

Aussi la question d’un rétablissement éventuel du cumul des mandats de parlementaire et de Maire pourrait permettre aux élus nationaux de mieux appréhender les problèmes quotidiens des Français. De même il est jugé que nos élus sont devenus uniquement les représentants des partis nationaux et non plus ceux du peuple dans son ensemble. C’est pourquoi il est jugé que le retour à un scrutin proportionnel ne favoriserait que l’esprit partisan, les candidats en position éligible n’étant qu’à la solde des partis parisiens.

De même, la fabrication de la loi pose question, notamment l’inflation législative qui conduit à une situation où il y a plus de 400.000 règlements et lois à connaître et respecter.

L’enjeu de la réorganisation des pouvoirs publics a aussi été soulevé, avec la volonté d’un Etat qui assume pleinement ses compétences régaliennes, en matière de sécurité, de régulation de l’immigration, d’établissement d’un cap économique. Surtout la question des dépenses publiques liées au train de vie de l’Etat a été maintes fois pointée du doigt par plusieurs intervenants. Il est suggéré un plafonnement des dépenses de l’Etat.

L’immigration a préoccupé de nombreux intervenants qui se sont interrogés sur le coût représenté par une telle prise en charge, surtout lorsque les Français eux-mêmes ne bénéficient pas des mêmes avantages sociaux. L’exemple de la prise en charge des seniors comme des handicapés a été convoqué pour dénoncer le peu de moyens qui leur sont alloués, alors que le budget de prise en charge des migrants ne cesse d’augmenter.

Il a aussi été fait mention d’un retour à un système d’Education nationale digne de ce nom afin de permettre aux élèves de concentrer leur apprentissage sur l’essentiel : grammaire, arithmétique, Histoire nationale. La voie des filières techniques et professionnelles serait aussi à revaloriser afin d’orienter des jeunes vers des secteurs en manque de main-d’œuvre.

Ce qui a permis une transition avec la nécessité de revaloriser le coût du travail, trop dévalué par les politiques de traitement social du chômage. Chaque Français revendique de pouvoir vivre décemment des fruits de son travail. Plusieurs artisans ou petits commerçants prennent alors la parole pour contester la politique fiscale confiscatoire dont ils sont les victimes et qui les conduit à limiter leurs embauches voire à licencier du personnel. Il n’est pas tolérable que la France soit le pays le plus taxé de l’O.C.D.E.

La production agricole n’est pas en reste dans un pays où le salaire moyen d’un agriculteur oscille autour de 800 euros. Il est proposé de favoriser les circuits courts par une politique nationale qui cesse de favoriser les grands distributeurs comme s’acharne à le faire la dernière loi Agriculture et Alimentation.
L’enjeu de la désertification médicale a fait aussi l’objet de nombreuses interrogations puisqu’il est désormais impossible d’accéder à un simple médecin généraliste, sans évoquer le cas plus épineux des médecins spécialistes.

Puis, la majorité des participants s’interroge sur le devenir de ses suggestions ou revendications et sur la façon dont le président de la République et son gouvernement en tiendront compte.

Consultation des doléances

Les doléances exprimées par les Orangeois sont consultables ici