Sécurité : le RN d’Orange fait fausse route

Le Rassemblement National d’Orange trouve malin d’attaquer le travail effectué par les services de sécurité œuvrant sur la Ville d’Orange, tout particulièrement la police nationale. Avant de rentrer sur le fond de la réponse, la municipalité tient à prendre leur défense en renouvelant toute sa reconnaissance pour leur efficacité dans des situations parfois très difficiles.

La hausse de 31 actes de violences urbaines (jet de projectiles, feu de poubelles, etc…) par rapport à 2017 ont été clairement identifiées par les services. Tout d’abord, à la suite de nombreuses actions contre les trafics de stupéfiants et de contrebande dans les quartiers par les forces de police, des poubelles ont été incendiées en réaction. N’oublions pas que l’année 2018 fut aussi celle de la Coupe du Monde de football et de la victoire de la France à cette compétition. Les débordements à cette occasion ont été observables sur l’ensemble du territoire. Le reportage sur la police municipale d’Orange diffusé sur C8 en janvier 2019 en a d’ailleurs montré la réalité et l’extrême réactivité de nos forces de maintien de l’ordre public.

A la suite de ces débordements par des groupes « bien connus des services de police », le Maire d’Orange a décidé d’équiper la police municipale de flashballs et de tasers dans le but de maîtriser rapidement ces débordements de plus en plus fréquents : ces armes non létales sont équipées de caméras et ont un fort pouvoir dissuasif. Une mesure critiquée en son temps par les représentants du RN d’Orange (le 4 février dernier, leur blog s’en offusquait).

De plus, la Ville d’Orange est parfaitement consciente de l’évolution de l’insécurité en France, de la banalisation criminelle des trafics de drogues, et même d’êtres humains. Cela a été dénoncé depuis longtemps par le maire Jacques Bompard, à l’Assemblée comme au département. Les causes résident aussi bien dans l’inaptitude des réponses judiciaires que dans les défaillances sociales de l’éducation au sein des familles. L’absence de tout esprit civique favorise l’insécurité et les comportements antisociaux.

Ici, nous luttons pied à pied contre ces fléaux : en identifiant et en combattants les marchands de sommeil, en ayant un effectif de policiers municipaux adapté à la taille de la Ville (34 effectifs), en renforçant la vidéoprotection (54 caméras actives et visionnées 24/24), en équipant le personnel des moyens de défense et de protections nécessaires, en créant une brigade cynophile, en réfléchissant à une extension intercommunale de la sécurité pour favoriser les synergies.

Si les donneurs de leçons peuvent pérorer à l’abri du danger, c’est aussi parce que les forces de police nationale et municipale sont sur le terrain jours et nuits pour qu’ils puissent continuer de discourir en vain et contre tout.