Arc de Triomphe
Joyau de la grandeur romaine en Provence.
Édifié au début du Ier siècle par Tibère, il marquait l’entrée Nord de l’ancienne Arausio, aujourd’hui Orange, sur la voie d’Agrippa. Cet arc monumental, érigé en hommage aux vétérans de la IIe Légion gallique de César, célèbre les victoires de l’armée romaine et constitue un exemple magistral de l’art romain.
Mesurant plus de 19 mètres de long et 20 mètres de haut, l’Arc de Triomphe d’Orange est inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1981, aux côtés du Théâtre antique d’Orange.
Vestige d’une époque glorieuse
L’Arc est composé de trois baies* et d’un double attique*. Les frises du 1er niveau montrent des duels entre soldats romains et barbares. Le 2e niveau rend hommage aux victoires navales, y compris celle d’Actium contre Marc Antoine et Cléopâtre. Les décors du 3e niveau mettent en lumière des batailles de grande envergure. Les faces latérales et les petites arches évoquent les peuples vaincus avec leurs armes confisquées.
Les sculptures de l’Arc apportent des informations précieuses sur l’équipement des combattants, avec des représentations détaillées de lances, glaives, boucliers et autres enseignes. Au 2e niveau, des éléments maritimes comme des tritons, des proues de navires, des rostres*, des mâts et des ancres soulignent les victoires navales romaines et la domination de Rome sur la mer.
Utilisé au Moyen Âge comme poste défensif, l’Arc fut rehaussé, crénelé*, et entouré d’un fossé. Restauré au XIXe siècle par Auguste Caristie après avoir été dégagé de ses fortifications, il est depuis inscrit sur la liste des Monuments historiques de France, témoignant de son importance patrimoniale.
*baie : ouverture
*attique : partie supérieure qui vient couronner une construction
*rostre : éperon dont était armé l’avant des navires
*crénelé : doté de crénaux